Hazel Wood

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Auteur: Melissa Albert

Éditeur: Milan – Page-Turners

Année d’édition: 2018

Genre:  Contes, Fantasy

Description:

« Ne t’approche sous aucun prétexte d’Hazel Wood. »

Ces quelques mots laissés par la mère d’Alice juste avant son enlèvement scellent à tout jamais le destin de la jeune fille.

Hazel Wood, la résidence légendaire d’Althéa Proserpine, auteur des célèbres « Contes de l’Hinterland ».

Hazel Wood, dont vient d’hériter Alice.

Hazel Wood, où Alice doit s’aventurer pour espérer sauver sa mère.

Hazel Wood, cette demeure d’où semblent s’échapper des personnages inventés par Althéa.

Hazel Wood, dont personne ne revient jamais.

Et si Hazel Wood était bien plus qu’un simple manoir ? Un leurre ? Une porte d’entrée sur l’Hinterland ?

Et si Alice était bien plus qu’une simple New-Yorkaise ? Une princesse ? Une tueuse ?

Il était une fois… Hazel Wood.

Avis:

Parfois, l’identification aux personnages ne marche pas comme on le souhaiterait, même si nos souhaits sont loin des horreurs narrées! C’est cela dont il s’agit dans mon cas pour ma lecture de Hazel Wood: ayant peur tout au long de l’histoire de me rapprocher de l’état d’esprit de notre héroïne Alice, c’est à la fin de ma lecture que je n’ai jamais été aussi près d’elle… dans cette façon d’être perdue au milieu – à Mi-chemin! – de ce que je devais en penser.

En fait, si j’arrivais à mettre des mots, je peux déjà souligner ce que j’ai bien aimé dans cette histoire: la façon de narrer de l’auteure déjà, totalement créative parce qu’elle n’a pas voulu coller au schéma-type des contes à happy ends.

La plume de Melissa Albert est par cela très fluide – même si parfois, cela donne lieu à quelques longueurs – mais surtout du fait de l’étrangeté du scénario mis en place. Et c’est d’ailleurs la fluidité de l’écriture apportant vraiment une touche de réalisme à l’ensemble – se déroulant d’ailleurs à moitié dans notre monde actuel – qui m’a… totalement fait flipper!

Ce que l’on peut reconnaître à l’auteure, c’est qu’elle s’est profondément investie à créer un monde original où rien n’est tout rose, un monde très bien travaillé où se déroule un scénario très sombre… et c’est cette atmosphère à la limite du malsain qui a rendu ma lecture très mal aisée.

Ainsi, je n’ai rien compris à la façon de penser ni d’interagir des personnages, notre héroïne dont nous partageons pourtant les pensées, en premier. Pourtant, ils n’ont rien de détestable – je parle d’Alice, de Finch, d’Ella et d’autres proches et « gentils » vous l’aurez compris! Mais d’autres font vraiment froid dans le dos! C’est cette balance qui m’empêche peut-être de me positionner…

En bref: Melissa Albert met en œuvre tout son talent créatif pour nous faire découvrir non une revisite de contes finalement, mais ses propres contes teintés de réalisme grâce à leurs pieds dans le « monde réel », sortant d’un univers qui a de quoi faire trembler vos douces chaumières. Cet univers est parfois si bien travaillé, si complexe, qu’il en devient compliqué d’en démêler notre ressenti, nous laissant un peu désorientés comme après une traversée de l’Hinterland…

Points forts: La créativité – l’univers bien travaillé – l’écriture

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