L’enfer est pavé de bonnes intentions

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Auteur: Lauren Weisberger

Éditeur: Fleuve éditions

Année d’édition: 2019

Genre:  Chick-lit, Tranche de vie

Description:

Bienvenue à Greenwich, Connecticut, où les gazons et les femmes sont parfaitement entretenus, les mecs et les sodas forts, et où tout le monde a quelque chose à dire sur le nouveau voisin d’à côté.

Ex-associée dans un des plus grands cabinets d’avocats de Manhattan, Miriam a depuis peu troqué sa robe contre des leggings hors de prix, et commence les cocktails dès le matin.

De quoi lui donner le temps d’accueillir dans cette banlieue huppée, où les pièges sont nombreux, Emily – ex-assistante de la grande Miranda Priestly – qui vit une mauvaise passe. Reconvertie en consultante en image à Hollywood depuis son départ de Runway, elle est complètement larguée en matière de réseaux sociaux… et sa rivale n’en rate pas une lorsqu’il s’agit de récupérer ses clients infidèles.

Mais quand Karolina, l’ex-top modèle, est arrêtée pour conduite en état d’ivresse avec la voiture pleine à craquer des enfants du voisinage, c’est l’occasion pour les trois femmes de montrer que l’union fait la force !

Avis:

Une chose est sûre avec Lauren Weisberger,et je ne pensais jamais avoir à dire ceci, mais je dois avouer que je préfère voir ses histoires en filme plutôt que de les lire… je sais que c’est peu orthodoxe mais en même temps, elle fait une scénariste fabuleuse!

Bon, je serais malhonnête si je vous disais que j’ai détesté lire ce livre d’un bout à l’autre. Ce n’est pas le cas grâce à deux ingrédients magiques qui se complètent: le « suspense » et l’addictivité. Je mets des guillemets au premier car L’enfer est pavé de bonnes intentions n’est pas non plus un thriller, loin de là… mais c’est plutôt tous ces petits secrets entre couples ou amis qui parviennent à tenir en haleine son lecteur. Et en découle naturellement une certaine addictivité car notre curiosité – plus proche de celle d’un fervent adepte des magazines people je vous l’accorde – a besoin d’être assouvie: le livre au final se lit donc très très vite et vous avez toujours l’envie d’aller plus loin! Et ce malgré les autres points plus négatifs…

Il y a bien quelque chose en effet auquel je n’ai pas du tout adhéré: l’univers mis en place par l’auteure. C’est un peu (beaucoup) Desperate Housewives chez les ultra riches! On entre un peu contre notre volonté dans un monde où clairement l’argent ne fait pas le bonheur, mais plutôt rend totalement dingue (à un niveau psychiatrique) cette élite américaine! Le pire je pense est que Lauren Weisberger semble donner une caution morale à tout ce cirque, en tentant de passer une sorte de vernis pailleté au dessus. Mais là encore, c’est raté pour l’immersion car oui, si le diable se cache dans les détails, ceux-ci sont trop marqués du sceau du richissime, avec profusion de promotion pour des marques que l’on ne pourra jamais se payer, d’achats futiles que seuls les riches peuvent se permettre, avec affichage des prix indécents assumé s’il vous plaît… et même une forme de snobisme pour tout ce qui touche aux classes « inférieures ».

Passons maintenant à l’autre point épineux si vous le voulez bien: les principales protagonistes de cette histoire… D’emblée, je peux vous dire qu’il n’y a eu aucune empathie pour Emily, caricature de la garce snobinarde même avec ses amies (le film m’avait laissé présager une évolution de caractère positive mais si on en arrive là, c’est que c’est cause perdue!). Mais ensuite viennent Miriam et Karolina pour qui c’est plus compliqué… Même si leurs soucis (attention, je ne parle pas de l’affaire Graham beaucoup plus sérieuses) restent somme toute très bourgeois, on ne peut pas totalement les dénigrer et rester indifférente face au rôle de mères qu’elles tiennent à merveille ou aux doutes en tant que femme que leur couple peut engendrer – encore plus quand vous êtes mère et/ou mariée). Pour autant, je n’ai pas réussi à être à 110% derrière elles… Une alchimie qui ne s’est pas formée…

En bref: Si L’enfer est pavé de bonnes intentions est un livre qui se lit vite et bien grâce à son style léger et addictif, le contenu de son histoire a personnellement assez refroidi mon ardeur dans cette lecture. Tout commençait bien pourtant car j’étais familière de ce qu’avait à proposer Lauren Weisberger, ne serait-ce via l’adaptation filmographique de son premier roman que j’avais beaucoup appréciée. Mais ici, même si on s’attaque à des sujets bien plus profonds que ne le ferait une simple chicklit, j’ai malheureusement retrouvé beaucoup de superficialité crasse sous la forme d’une propagande pour la vie dispendieuse et totalement hors des réalités de ce monde (aussi mentales) d’une élite américaine. Si on rajoute à cela des personnages principaux à peine supportables…

Points forts: L’addictivité – l’excitation de la curiosité (peut-être voyeuse)

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